Le Vango Vango, ancien bracelet des esclaves,est à l’origine un bracelet fermé qui permettait à ces derniers d’être enchainés la nuit.

A leur émancipation, le bracelet a été coupé, travaillé et conservé en signe de reconnaissance. Il constitue aujourd’hui une protection contre le mauvais sort et nul pêcheur « vezo »(région du sud-ouest de Madagascar, ethnie Sakalava) ne prendrait la mer sans son Vango Vango.

Les bracelets « vango vango » ont une valeur historique à Madagascar et leurs origines ainsi que leur design varient de région en région mais ils ne sont jamais similaires. La tradition aurait plus d’un siècle et à l’origine ils étaient fabriqués à partir de pièces de 5 francs en argent qui étaient fondues.

Les rois Malgaches Sakalava qui ne ne souhaitaient pas stocker de la monnaie battue avec le visage d’un autre suzerain demandaient aux forgerons de les fondre pour en faire des bracelets qui resteraient dans le trésor royal. Puis les commerçants on pris le pas et portaient leurs pièces d’argent au forgeron pour qu’il fabrique un bracelet. Le vango vango dévoilait alors l’origine géographique et sociale de son porteur.

Le bijou se transmet alors dans le cercle familial comme un héritage et est surnommé par endroits « le bracelet de grands-mère ». Par la suite il devient une tradition faisant lien avec la généalogie. Tout Malgache se doit alors de porter son Vango Vango.

En brousse, avec la montée de l’extreme pauvreté à Madagascar, le Vango Vango est parfois l’unique valeur des habitants et ces derniers revendent ce trésor de famille à des collectionneurs pour pouvoir subsister encore quelques mois.

Actuellement, beaucoup choisissent de porter des vango vango à base d’argent et d’or à la fois et sa conception a fortement évolué. Outre la matière de base, des pierres semi-précieuses (émeraudes, rubis, tourmaline…) sont également ajoutées aux extrémités du bracelet. Sa particularité vient également de la manière de le mettre et de le retirer puisqu’il faut le tordre dans le sens perpendiculaire au bracelet afin de pouvoir passer le poignet entre les deux extrémités sans fragiliser le métal.

Devenu symbole de Madagascar pour l’expatrié plus que pour le touriste, de nombreux « Vahazas » (populaire, nom propre: blanc, par extension étranger) portent maintenant le Vango Vango fabriqué par les joailliers de la capitale comme un souvenir du pays.

Publicité

bracelet-vangou-or-argent-150x150

Bracelet VANGOU or et argent

Vous recherchez un Vango Vango mais n’êtes pas à Madagascar ? La société VANGOU propose des bijoux fabriqués à Diego dans le nord de l’île avec envoi à l’international depuis la France en 48h et m’ont proposé de faire un peu de pub pour leur nouvelle gamme. Comme plusieures personnes avaient demandé dans les commentaires ou s’en procurer j’ai accepté.

Merci de bien utiliser le lien sur cette page pour vous y connecter : https://vangou.fr/ si vous allez leur rendre visite 🙂

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tagged with:
 

4 Responses to Le bracelet Vango Vango Malagasy

  1. Fafa dit :

    Le mien s’est coupé en deux ,pas de chance ! Je l’avais depuis 12ans.

  2. mikhael dit :

    Les vangvango ne sont pas des « anciennes chaines d’esclaves ». Les malagasy n’ont jamais été enchainés.
    Ils ont été ramenés d’inde plus précisément du radjasthan! Les navigateurs indiens ont amenés ces bijoux avec eux et leur savoir-faire. Il y a plusieurs centaines d’années. Il y a exactement les même dans cette région d’inde. Mais eux ont beaucoup plus de modèles et de motifs différents.

  3. Bonjour et merci à Mikhael pour ces précisions. L’origine décrit en est exact

    Très bon article cependant

  4. Ehran dit :

    Merci pour la précision, ce sont les origines qui nous ont été décrites par des personnes locales lorsque nous nous étions renseignés sur les origines de ce type de bijou… donc même beaucoup de Malgaches sont sous cette idée d’une origine liée à l’esclavage.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :